Coronavirus et nos enfants

Coronavirus : pourquoi et comment en parler aux enfants 

Plus l’épidémie de coronavirus s’accélère au Monde , plus l’inquiétude monte. 

Une étude récente, publiée dans le Journal de l’Association médicale américaine, a fait une analyse des patients de l’hôpital Jinyintan à Wuhan – la ville épicentre de l’épidémie. Elle révèle qu’un peu plus de la moitié des personnes touchées par le virus sont des adultes âgés de 40 à 59 ans et seuls 10 % des patients ont moins de 39 ans. Les chercheurs ont confirmés que « les cas chez les enfants ont été rares»

 Coronavirus : pourquoi et comment en parler aux enfants 

La Première question c’est :Faut-il aborder le sujet du coronavirus avec les enfants ?

Cela dépend de leur âge. En général, il est conseillé d’attendre leurs questions plutôt que pour les anticiper, surtout avec les plus petits. Mais si les enfants formulent des interrogations, il faut leur répondre, en tâchant d’être le plus rationnel possible.

Selon Hélène Romano:

« Psychologue et psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des personnes blessées psychiquement, tout particulièrement des enfants. »

L’angoisse liée à l’épidémie de Coronavirus ne concerne pas que les adultes : les enfants sont les premières victimes de ces peurs. Il est essentiel de leur parler pour leur expliquer ce qui se passe, les rassurer et les protéger.

Face à l’épidémie mondiale du Coronavirus et ses effets (panique générale, décisions politiques certaines fois difficiles à comprendre, fermeture d’établissements scolaires, confinement…) il pourrait être tentant de ne rien dire aux enfants. L’idée étant qu’ils sont « trop jeunes pour comprendre », « que cela va les traumatiser davantage ».

Si de nombreux adultes sont convaincus que ne rien dire protége les enfants, nous savons aujourd’hui que le secret et le mensonge ont des effets dévastateurs pour les enfants quand ils en prennent conscience. Il est donc essentiel de leur en parler, en ajustant les termes à leur âge. Et les assistantes maternelles ou familiales se trouvent ici souvent en première ligne face à des parents bien déconcertés.

UN SUPPORT À NOTRE ANGOISSE DE MORT

L’épidémie du Coronavirus sert de support à des peurs irrationnelles qui ont existé de tout temps : la peur de l’étranger, la peur de la nouveauté, ou autre qui sont au final la même chose : la peur de la mort. Ce qui change par rapport à des peurs ayant pu exister les siècles précédents c’est la couverture médiatique avec des supports continuent à ce sujet qui entretiennent les angoisses en permanence avec des transmissions d’informations qui ne sont pas toujours d’une totale cohérence : un marché est évacué en urgence sous prétexte qu’il ne faut pas de rassemblement de population, mais un supermarché limitrophe reste ouvert alors qu’il y a bien plus de concentration de population ; tel événement sportif est maintenu alors qu’un autre rassemblant beaucoup moins de monde est annulé. Ces disparités au niveau des décisions politiques ne font qu’entretenir une insécurité psychique et la crainte de ne pas être informé correctement.

Ceci conduit à une épidémie de la panique qui se propage aussi vite que le coronavirus sans aucune mesure et sans qu’aucun raisonnement rationnel ne semble pouvoir être entendu.

Le sentiment d’impuissance, le vécu d’arbitraire, sont ici majorés par l’effet grossissant donné par les médias, véritable caisse de raisonance à nos angoisses archaïques. Mais le coronavirus n’est pas la peste ; il se soigne. Pourtant, les personnes malades comme celles placées par précaution en « quarantaine » disent qu’elles se sentent traitées comme des pestiférées. Les magasins sont dévalisés comme après les attentats, la guerre contre l’Irak ou d’autres conflits armés ; certaines populations sont stigmatisées (personnes asiatiques). Ce besoin de trouver un support à nos angoisses est intimement lié à notre statut d’être humain. C’est le fameux « bouc émissaire », la « victime expiatoire », le paratonnerre qui va permettre de cristalliser toutes les peurs et la plus profonde de celle-ci : notre peur face à la mort.

– PARLER AUX ENFANTS POUR LES PROTÉGER

En situation de crise, l’être humain a surtout besoin de se sentir protégé et rassuré. L’isolement et la rupture des liens ne peuvent qu’être une source d’insécurité. Ce qui explique sans doute l’importance prise par les réseaux sociaux pour échanger sur les émotions au sujet du coronavirus, mais avec pour effets délétères toutes les rumeurs possibles et inimaginables.

Les enfants surtout les plus petits n’ont pas les ressources suffisantes au niveau cognitif et affectif pour comprendre et intégrer tout ce qui se passe autour d’eux. Ils sont bien davantage bouleversés par les réactions de leur entourage que par le coronavirus en tant que tel.

– ADAPTER LES RÉPONSES À L’ÂGE DES ENFANTS

Les enfants qui ont la parole posent souvent des questions, car ils sont submergés par les informations qui ne cessent d‘en parler et constatent bien dans la rue que de plus en plus de personnes ont des masques. Par exemple « c’est quoi le coronabidule ? », « pourquoi les gens ont des masques ? » , « pourquoi on ne peut pas aller au parc », « pourquoi les grands ils ont tous peur ? » etc. Face à une question d’enfant l’adulte doit comprendre qu’il y a toujours une théorie infantile et que l’enfant cherche avant tout à savoir si sa théorie est juste ou non. Le plus simple est, avant de lui répondre de lui demander ce qu’il a compris, ce qu’il en pense. Et en fonction de sa réponse, l’adulte s’adapte et apporte l’explication qui lui semble la plus adaptée. Si l’enfant lui dit qu’il ne comprend pas certaines choses (par exemple, l’interdiction d’aller à la piscine municipale, alors qu’il est possible d’aller dans un parc aquatique), l’adulte peut tout à fait lui dire que lui aussi ne comprend pas ces décisions, tout en lui expliquant que si des responsables les prennent il faut les respecter même si l’on n’est pas toujours d’accord (principe fondamental de transmission du respect de la loi et du sens civique).

– LEUR DIRE QU’ON LES PROTÈGE

Pour les bébés et les enfants qui n’ont pas la parole, les adultes peuvent expliquer qu’ils sont inquiets, car il y a un « méchant virus », mais qu’ils sont là pour le protéger et prendre soin de lui. Il est important de parler des médecins, des hôpitaux et de tous les soins qui peuvent exister quand c’est nécessaire. Le bébé ne comprend pas comme un enfant plus grand, mais il n’y a plus de secret entre lui et l’adulte qui redevient disponible psychiquement. S’ils doivent mettre un masque, il peut leur être dit, avec des mots aussi simples que le « méchant virus va très vite et pour l’empêcher d’aller trop vite on met un masque ». Cela peut paraître une explication rudimentaire, mais l’enfant a surtout besoin de savoir qu’il n’est pas abandonné et que l’on prend soin de lui. Si l’enfant demande ce qu’est un virus, il peut lui être expliqué que c’est comme un minuscule organisme, qui n’ont ni des yeux, ni une bouche, ni des oreilles, mais qui communiquent entre eux en s’envoyant des messages (chimiques) pour agir et se multiplier. Et plus ils sont nombreux, plus ils sont forts, donc il faut tout faire pour éviter qu’ils ne le deviennent encore plus.

Un visage masqué peut être effrayant pour un enfant, car il ne peut plus se baser sur les repères émotionnels du visage. D’où l’importance d’expliquer le port du masque, quitte à le transformer en jeu comme « on est des super-héros face au coronavirus, on met notre panoplie pour l’empêcher de passer ». L’adulte peut aussi expliquer l’importance de bien se laver les mains (ce qui évitera d’autres maladies comme la gastro-entérite). Toutes ces explications simples font que la peur se transforme et l’enfant ne ressent plus cette impuissance qui paralyse tout le monde.

RESTER CALME ET INFORMER SANS EFFRAYER

Il serait fondamental que les adultes restent donc sereins et calmes, ce qui est bien plus facile à écrire qu’à faire surtout quand les informations ne parlent que de cela et que les décisions politiques peuvent apparaître certaines fois contradictoires. Mais mettre des mots – simples – évite de laisser l’enfant dans le vide et lui apprend à ne pas laisser ses émotions sans décryptage. Il ne s’agit pas d’avoir l’illusion de l’empêcher d’avoir peur ; la peur n’est pas négative en soi, il suffit d’en avoir conscience et de savoir que faire face à elle. Nommer le virus est important, sinon face à toute maladie l’enfant pensera qu’il s’agit de la même chose. Il peut être expliqué que le coronavirus est comme une « très méchante grippe » et qu’il se soigne. Si l’enfant rétorque qu’il sait que des gens sont morts, l’adulte peut lui répondre que c’est juste, mais que les personnes qui sont mortes étaient souvent déjà très malades ou très vieilles.

Très peu d’hospitalisations

En se référant aux données chinoises, la Chine étant touchée depuis plus longtemps par le coronavirus, seules 2 % des hospitalisations concernent les enfants et les adolescents. Un signal rassurant pour tous les parents. Les données italiennes ont confirmé cette information, avec très peu d’enfants contaminés, et dans des formes bien moins graves que les adultes.

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Solidairement,
l’équipe de l’Atelier OumS
l’Innovation SocioSolidaire pour une impact social durable.

Katia-Salma, auto-entrepreneuse expatriée et épanouie au Maroc

c’ est mon premier interview après 10 ans dans ce beau pays.
l’air de rien j’en ai fais du chemin el hamdoulilah.
merci Maroc Émoi

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Source : Katia-Salma, auto-entrepreneuse expatriée et épanouie au Maroc | Maroc Émoi

5 découvertes de la neuroscience qui appuient la pédagogie Montessori – Nos Pensées

« La première tâche de l’éducation est d’agiter la vie, tout en la laissant libre pour qu’elle se développe », a affirmé María Montessori il y a plus d’un siècle. Aujourd’hui, le triangle éducatif sur lequel se base sa pédagogie et ses principes fondamentaux sont mis en évidence par la neuroscience. Qui plus est, Steve Hughes, neuropsychologue et pédiatre, a la ferme conviction après des années d’expérimentation que la Méthode Montessori renforce certaines fonctions cérébrales qui aident à étendre le dével…

retrouvez l intégral de cet article sur ce lien>>>

Source : 5 découvertes de la neuroscience qui appuient la pédagogie Montessori – Nos Pensées

L’Histoire du portage d’ici et d’ailleurs

Le portage I : L’histoire du portage ici et ailleurs…

Le portage dans le monde entier

Partout dans le monde, depuis toujours, les bébés ont été portés par leurs mères et pères, frères et sœurs ou  encore par d’autres membres de la famille. Le bébé peut ainsi participer pleinement à la vie de famille et la maman (puisque c’est elle qui porte principalement le bébé) peut ainsi vaquer à d’autres occupations domestiques, agricoles, commerciales etc…
Pour porter un bébé, il existe deux manières: porter dans les bras ou dans un tissu. Le portage en tissu est le plus répandu dans le monde (Asie, Afrique, Amérique du Sud), tandis que le berceau rigide est propre aux indiens de l’Amérique du Nord.

Une idée faussement reçue réside dans le fait qu’on pense que le bébé est porté 24h/24h dans les pays d’Afrique etc… mais selon quelques chercheurs, le portage du bébé ne représente pas la majeure partie du temps passé avec lui.
 » Pour un bébé de 2 mois, la durée maximale de portage dans le dos est inférieure à 7h par jour. Ensuite, la durée de portage diminue progressivement; elle est de moins de 3h par jour pour un bébé de 1 an.
En fait le bébé est souvent dans les bras, allaité, câliné, massé et finalement  mis dans un morceau de tissus lorsque la mère a besoin d’avoir les mains libres, ou que l’enfant dort.
On voit alors que la durée de portage dans la journée est directement liée à l’évolution du bébé et notamment au rythme de son sommeil. » ( Porter mon bébé de Cécile Cortet et Céline Guerrand-Frénais)
Le bébé est porté pendant un cycle de sommeil qui peut durer de 20min à 40min, ensuite on le sort pour le nourrir, pour jouer avec lui etc. Selon les ethnologues, les enfants ne sont portés que sur des périodes assez courtes et ils sont sortis fréquemment.

Le bébé est porté sur le coté lorsqu’il est éveillé et sur le dos lorsqu’il dort. La manière de porter le bébé sur le ventre comme on fait en occident vient du fait qu’on a toujours un peu besoin d’avoir un œil sur le bébé et aussi du fait que nous avons perdus la tradition du portage. Nous essayons de la retrouver petit à petit avec ce contact « frontal »… Cette façon de porter un enfant n’a été trouvé nulle part ailleurs dans les cultures traditionnelles.

Le portage dans les pays industrialisés

Porter un bébé était vital dans les premiers temps de l’humanité. Il était vital pour sa sécurité (le bébé pouvait mourir de froid, être menacé par les animaux etc), pour l’allaitement (puisque nos ancêtres étaient nomades), pour le développement cérébral et affectif…
Nous pouvons trouver des traces du portage dans la Grèce Antique et en Egypte.
Au Moyen-Age, les bébés étaient plus allaités et portés que dans d’autres périodes de l’histoire, notamment que sous l’Ancien Régime où la mortalité infantile était beaucoup plus forte qu’à l’époque de l’amour courtois…
Porter et allaiter un bébé était normal. On peut s’en apercevoir par exemple sur certaines images religieuses. Des peintres comme Giotto ont valorisé le lien mère-enfant comme le montre clairement sa peinture « La fuite en Egypte ».
Après le Moyen-Age, avec la normalisation des nourrices, les bébés sont beaucoup moins portés et allaités. A partir du XVIIIe siècle, les bébés dorment de plus en plus dans les berceaux, le sommeil partagé est moins pratiqué. Au XIXe siècle avec l’industrialisation, l’hygiénisme en marche, le travail des femmes, le maternage recule et avec l’apparition du landau va toucher toutes les couches de la société et ce qui restait à l’époque du maternage n’existe désormais plus du tout.
A partir de 1950, les accouchements ont presque tous lieu en milieu hospitalier, les chaines de producteurs de lait infantiles se développent. Ce n’est que dans les années 1970, avec des études scientifiques qu’on se réintéresse au besoin des enfants d’être portés.Grâce aux travaux de  docteurs comme Hassenstein, Nathalie Charpak, Leboyer, Odent, Brazelton,   le bébé retrouve certains de ses droits à l’appui de ces données scientifiques nouvelles.
Dans les années 1970, on a « inventé » en Allemagne notre écharpe occidentale suite à des recherches physiologiques concernant les avantages du portage. Depuis, c’est devenu plus familier. Le portage en écharpe et ses nombreux modèles  sont désormais disponibles sur le marché.

source: http://enterredenfance.com/le-portage-i-lhistoire-du-portage-ici/